Le Maroc (arabe : المغرب, officiellement Royaume du Maroc المملكة المغربية) est un pays situé au nord-ouest de l'Afrique appartenant au Maghreb. Il est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l'Algérie à l'est et par la Mauritanie au sud, au-delà du Sahara occidental. Le Maroc a pour capitale Rabat.
Le régime politique du Maroc est une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI. Le Maroc est membre d'un bon nombre d'organisations dont, notamment, l'Union du Maghreb arabe, la Francophonie, la Ligue arabe et l'Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays d'Afrique qui n'est pas actuellement membre de l'Union Africaine.
Sommaire [masquer]
1 Étymologie
2 Histoire
3 Politique
3.1 Droit des femmes
3.2 Organisations internationales
3.3 Rangs internationaux
3.4 Forces armées royales marocaines
3.4.1 Gendarmerie royale marocaine
4 Subdivisions
5 Géographie
5.1 Frontières terrestres
5.2 Villes principales
6 Économie
6.1 Tourisme
6.2 Transport
6.3 Opérateurs de télécommunications
7 Médias
7.1 Privés
7.2 Publics
8 Démographie
9 Culture
9.1 Gastronomie
9.2 Musique
9.3 Littérature
9.4 Religion
9.5 Sports
9.6 Célébrités d'origine marocaine
10 Défis du Maroc du XXIe siècle
10.1 Intégrité territoriale
10.1.1 Immigration clandestine
10.2 Terrorisme
11 Monuments et lieux remarquables
12 Codes
13 Voir aussi
13.1 Notes, sources et références
13.2 Articles connexes
13.3 Liens externes
Étymologie [modifier]
Le Maroc est appelé en arabe Al-Maghrib (المغرب, ce qui se définit par « le couchant » ou « l'occident ») comme le Maghreb dans son ensemble, ou plus complètement Al-Maghrib Al-Aqsa (المغرب الاقصى, ce qui se définit par « le couchant lointain » ou « l'extrême occident »), appellation permettant de faire la distinction entre les deux entités.
Le nom français Maroc dérive lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (Almoravides, Almohades et Saadienne). De cette prononciation dérive également Marrocos (en portugais), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l'appelant carrément Marakech. Les Turcs, eux, l'appellent Fas qui vient de l'ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite (avant 1912), Fès.
Dans l'Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région (Maroc et Algérie occidentale) sera connue sous le nom de Maurétanie, avec Volubilis pour capitale. La région sera divisée en deux provinces par les Romains.
Aussi, l'océan Atlantique doit son nom aux Atlantes, peuple mythique du centre de l'Atlas et le Maroc est le pays où les anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.
Histoire [modifier]
Article détaillé : Histoire du Maroc.
Politique [modifier]
Le roi Mohammed VI et le président américain George W. Bush, le 23 avril 2002 à la Maison Blanche. Articles détaillés : Politique du Maroc et Liste des partis politiques au Maroc.
Le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Sa constitution est celle proclamée en décembre 1962 par Hassan II. Elle a été modifiée à 4 reprises en 1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points.
En effet, l'essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement.
Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la chambre des représentants composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la chambre des conseillers qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans.
Droit des femmes [modifier]
Articles connexes : Droits de l'homme au Maroc et Moudawana.
Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des réformes sur la condition de la femme ont été accomplies. Suite aux luttes du mouvement féminin et du mouvement démocratique et malgré la farouche résistance opposée par le mouvement intégriste et les conservateurs. Le roi Mohammed VI a joué un rôle d'arbitre en sa qualité de commandeur des croyants qui lui est conféré par la constitution marocaine. Il constitua une commission consultative royale qu'il a chargé de répondre aux attentes des militantes féminines qui avaient dénoncé toutes les injustices endurées par les femmes marocaines. Après des concertations avec toutes les parties concernées qui ont duré près de trente mois, c'est le roi qui a tranché en présentant devant le parlement, le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté, amendé et adopté à l'unanimité par toutes les forces représentées au parlement en janvier 2004.
Le nouveau code de la famille est fondé sur l'égalité entre les sexes et abolit la tutelle exercée sur les femmes. La notion de « chef de famille » est abolie et remplacée par la co-responsabilité entre les époux.
Le mariage d'une jeune femme n'était possible qu'en présence de son père en tant que tuteur, seules les filles ayant perdu leur père pouvaient se marier sans tutelle : désormais, une femme peut se marier en toute liberté que son père soit vivant ou décédé. L'âge légal de mariage pour la jeune femme a été revu à la hausse : il est maintenant de dix-huit ans pour les filles et les garçons au lieu de quinze ans auparavant pour les filles. Enfin, et cela représente une grande avancée, la femme mariée a le droit d'obtenir le divorce de son mari sans être obligée comme c'était le cas auparavant de fournir des preuves et des témoignages pour justifier les raisons de sa demande.
En 2007, il est désormais possible pour la mère marocaine de transmettre la nationalité marocaine de plein droit et automatiquement à ses enfants nés de père étranger.
Le mariage de la marocaine musulmane n'est légal qu'avec un époux musulman, et un marocain musulman ne peut se marier avec une non-musulmane, sauf si sa religion est monothéiste.
Ce code s'applique aussi aux marocains de confession juive, soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain[4].
En 2007, le pays compte un taux d'analphabétisme à l'échelle nationale de 43 %, plus élevé chez les femmes (54,7 %) et en milieu rural (60,5 %). Le taux d'activité s'élève à 76,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes[5].
Organisations internationales [modifier]
Le Maroc est membre fondateur :
de l'Organisation de l'unité africaine (OUA devenue Union africaine) s'est retiré en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique[6] ;
du comité Al Qods dont la présidence est assurée par le roi marocain.
Le Maroc fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l'Organisation des Nations unies, l'Organisation internationale de la francophonie, l'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation mondiale du commerce.
Rangs internationaux [modifier]
L'indice de développement humain du Maroc (0,640, catégorie « moyen ») le classe à la 123e place. À titre de comparaison, la Tunisie se classe à la 87e place et l'Algérie a la 102e place.
En 2006, l'indice de pauvreté humaine IPH-1 classe le Maroc à la 59e place sur 102 pays avec un taux de pauvreté de 33,4 %, ce qui en fait le pays le plus pauvre du Maghreb. À titre de comparaison, la Tunisie se classe a la 39e place avec un taux de pauvreté de 17,9 % et l'Algérie à la 46e place avec un taux de pauvreté de 21,5 %[7].
Forces armées royales marocaines [modifier]
Forces aériennes royales ou les Forces royales air marocaines
Armée royale
Marine royale
Garde royale marocaine
Forces spéciales marocaines
Forces auxiliaires marocaines
Gendarmerie royale marocaine
Gendarmerie royale marocaine [modifier]
Armée de terre de la gendarmerie marocaine
Armée de l'air de la gendarmerie marocaine
Marine de la gendarmerie marocaine
Subdivisions [modifier]
Article détaillé : Subdivisions du Maroc.
Le Maroc compte seize régions ayant chacune à sa tête un wali, ainsi qu'un Conseil régional, représentatif des « forces vives » de la région. Ces régions ont le statut de collectivité locale[8].
L'article 101 de la Constitution indique : « Elles [Les collectivités locales] élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires dans les conditions déterminées par la loi. Les gouverneurs exécutent les délibérations des assemblées provinciales, préfectorales et régionales dans les conditions déterminées par la loi. »
Les numéros de la liste ordonnée sont ceux figurant sur la carte ci-contre ; sont indiquées également entre parenthèses les codes ISO 3166-2 correspondants (toujours à deux chiffres) :
Chaouia-Ouardigha (09) ;
Doukhala-Abda (10) ;
Fès-Boulemane (05) ;
Gharb-Chrarda-Beni Hssen (02) ;
Grand Casablanca (08) ;
Guelmim-Es Smara (14) (inclut une partie du Sahara occidental, la province d'Es Smara) ;
Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra (15) (situé au Sahara occidental) ;
Marrakech-Tensift-Al Haouz (11) ;
Meknès-Tafilalet (06) ;
L'Oriental (04) ;
Oued Ed-Dahab-Lagouira (16) (situé au Sahara occidental) ;
Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (07) ;
Sous-Massa-Drâa (13) ;
Tadla-Azilal (12) ;
Tanger-Tétouan (01) ;
Taza-Al Hoceima-Taounate (03).
Géographie [modifier]
Photo satellite du Maroc Article détaillé : Géographie du Maroc.
Le plus haut sommet du Maroc est le Jbel Toubkal qui culmine à 4 167 m.
Frontières terrestres [modifier]
Note : Ce paragraphe ne porte que sur le Maroc dans ses limites reconnues par la grande partie de la communauté internationale. Les éléments concernant le Sahara occidental (revendiqué et contrôlé en grande partie par le Maroc) ne sont traités que dans l'article dédié.
Au sud se trouve le territoire contesté du Sahara occidental – provinces du Sud pour le Maroc. À l'est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l'Algérie sans frontières réelles et définitives. Au nord, le Maroc est limitrophe des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla – villes réclamées par le Maroc.
Le tracé des frontières avec les pays limitrophes est de :
1 559 km avec l'Algérie (ce tracé n'est pas reconnu officiellement, ce qui remonte à la guerre des sables) ;
16 km avec l'Espagne : enclave de Ceuta (6 km) et enclave de Melilla (10 km).
Villes principales [modifier]
Article détaillé : Liste de villes du Maroc.
La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays est Casablanca.
Liste des villes ayant plus de 200 000 habitants[9] Villes Population en 2007
Casablanca 3 209 054
Rabat 1 721 760
Fès 1 001 798
Marrakech 872 015
Agadir 739 161
Tanger 726 855
Meknès 564 853
Oujda 414 053
Kénitra 381 543
Tétouan 337 773
Safi 294 856
Villes du Sahara occidental (provinces du Sud)[10]:
Laâyoune : 190 148 habitants ;
Dakhla : 72 832 habitants ;
Boujdour : 42 878 habitants ;
Smara : 43 561 habitants.
Économie [modifier]
Articles détaillés : Économie du Maroc et Liste d'entreprises marocaines.
Selon la Banque africaine de développement, le PIB du Maroc représente 7,5 % de celui du continent (2001). Ce pays est la cinquième puissance économique d'Afrique. Le taux de croissance du Maroc en 2006 est de 8,1 % : il est le plus haut comparé avec les autres pays du Maghreb.
Indicateur En 2006 En 2007
Produit intérieur brut en milliards de dollars US 57,4 62,3
Croissance du PIB (prix constants) 7,3 % 3,5 %
PIB par habitant en dollars US 57,4/30,4= 1851,61 62,3/31 = 2019.3
Taux d'inflation 3 % 2 %
Sources : BMCE Bank[11]
En 2006, le Maroc est la cinquième puissance économique du continent africain, selon la Banque mondiale qui a établi le classement suivant :
État PIB
Afrique du Sud 255,0 milliards de dollars US
Algérie 114,7 milliards de dollars US
Nigeria 114,7 milliards de dollars US
Égypte 107,5 milliards de dollars US
Maroc 57,3 milliards de dollars US
Sources : Banque mondiale[12]
Il fait partie des pays dit émergent au même titre que des pays comme l'Inde, la Chine, la Turquie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, le Brésil,ou la Pologne. [1].
Tourisme [modifier]
La Ménara de MarrakechLa ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2006, la ville possédait une capacité d'hébergement équivalente à 35 068 lits devant Casablanca avec 26 660 lits[13].
Villes impériales du Maroc
Riad du Maroc
Artisanat marocain
Liste des autoroutes du Maroc
Les projets autoroutiers
Transport [modifier]
Article détaillé : Transport au Maroc.
Opérateurs de télécommunications [modifier]
Maroc Telecom
Meditelecom
Mobisud
Wana
Les chiffres du secteur en 2007 :
Téléphonie mobile : 17 004 731 abonnés (pénétration : 60 %) ;
Téléphonie fixe : 1 366 119 abonnés (pénétration : 5 %) ;
Internet : 420 000 abonnés ;
Télévision numérique par ADSL : 4000 abonnés.
Médias [modifier]
Article détaillé : Média au Maroc.
En terme de liberté de la presse, le Maroc est classé 97e selon le classement effectué chaque année par Reporters sans frontières.
Privés [modifier]
La seule chaîne télévisée privée marocaine est Médi 1 Sat. Créée le 1er décembre 2006, elle se veut surtout chaîne d'information.
Cependant, il existe un bon nombre de stations de radio privées marocaines :
Hit Radio
Médi 1
Cap Radio
Chada FM
Radio Atlantic
Rabat Chaîne Inter
Radio Sawa
Aswat
Publics [modifier]
La plus ancienne chaîne de télévision marocaine est RTM (pour Radiodiffusion télévision marocaine) créée le 3 mars 1962. Elle a été renommé Al Aoula le 28 avril 2007.
La Société nationale de radiodiffusion et de télévision détient la majorité des chaînes télévisées marocaines et une partie des stations de radios. Son capital est détenu à 100 % par l'État marocain.
SNRT
Télévision
Al Aoula • 2M • Arryadia • Arrabiâ • Al Maghribiya • Assadissa
Radio
Radio Marocaine • Rabat Chaîne Inter • Radio 2M • 2M Musique • Chaîne Assadissa
Régionales
Télévision : Laayoune TV
Radio : Radio Plus Agadir • Radio Tanger • Casa FM
Démographie [modifier]
Article détaillé : Démographie du Maroc.
La plupart des Marocains sont musulmans sunnites de rite malékite, de souche arabo-berbère. De récentes études montrent cependant que dans leur majorité les Marocains sont de souche berbère[14], même si aujourd'hui les berbérophones forment une minorité estimée à environ 40 % de la population[15]. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du VIIe siècle mais l'installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.
La comparaison de l'apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l'arabisation et l'islamisation[16]. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l'expulsion des morisques d'Espagne appelée la limpieza del sangre, ce qui amplifia le processus d'arabisation.
Enfin la traite des Noirs, commencé au VIIIe siècle, ne s'acheva qu'avec la colonisation au XXe siècle et contribua de manière non négligeable au métissage de la population. Après la création de l'État d'Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd'hui il reste environ 8 000 juifs au Maroc.
La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des français et des espagnols, beaucoup sont des professeurs ou des techniciens. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.
La langue officielle du Maroc est l'arabe littéral. Le dialecte arabe du Maroc est le darija. Environ 40 % de la population parle le berbère[15]. La majorité des Marocains vit dans les villes. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes, le rifain au nord, le chleuh au sud et le tamazight au centre du pays[17]. La langue française reste la langue non-officielle du pays, mais est très importante, puisque 60 % la parlent couramment[citation nécessaire], et elle est toujours enseignée dans les écoles primaires, collèges et lycées dans toutes les universités, et dans les écoles supérieures. Dans le nord et le sud du pays du fait de la présence espagnole, en grande majorité domine l'espagnol[citation nécessaire], soit à peu près 4 millions d'hispanophones[citation nécessaire]. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd'hui, mais l'apprentissage de l'anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes marocains. On estime à 3 % le taux de marocains anglophones[citation nécessaire]. D'autant plus que l'anglais est présente dans le système éducatif marocain en plus de l'italien et de l'allemand.
L'école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l'État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont a l'école. Le taux d'analphabétisation dans le pays est de 37 %. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants et une université privé Alakhawayn. Le Maroc compte aussi un grand nombre de grandes écoles tels que l'ISCAE, l'école Hassania, l'école Mohammedia, les ENCG (établies à Agadir, Casablanca, Marrakech, Settat, Tanger...)
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Populations données en milliers d'habitants.Quelques statistiques sur la démographie du Maroc :
population : 29 891 708 habitants[18] :
population citadine : 16 463 634 soit 55,1 % de la population totale,
population rurale : 13 428 074 ruraux ;
densité : 67 hab./km² ;
espérance de vie moyenne : 70,94 ans (en 2006)[19]
espérance de vie des hommes : 68,62 ans (en 2006) ;
espérance de vie des femmes : 73,26 ans (en 2006) ;
taux de croissance de la population : 1,51 % (en 2004) ;
taux de natalité : 20,79 ‰ (en 2004)[20] ;
taux de mortalité : 5,21 ‰ (en 2004) ;
taux de mortalité infantile : 33,25 ‰ (en 2004) ;
taux de fécondité : 2,4 enfants/femme en (2004) ;
taux de migration : - 0,98 ‰ (en 2004).
Culture [modifier]
Un panneau stop marocain écrit en tifinagh et en arabe Articles détaillés : Culture du Maroc, Fêtes nationales marocaines et Proverbes marocains.
Gastronomie [modifier]
Article détaillé : Cuisine marocaine.
Le couscous et le tajine sont deux plats très répandus dans la cuisine marocaine ou orientale et sont considérés comme des plats traditionnels de cette région. Ils sont préparés à base de viande de mouton ou poisson et de légumes variés. Durant les fêtes, on mange des plats typiquement marocains : les pastillas (prononcé bastela).
Musique [modifier]
Article détaillé : Musique marocaine.
La musique au Maroc est très diversifiée et se compose de quatre grands groupes ou familles de musique : la musique arabe, la musique berbère (amazigh), la musique africaine, la musique internationale et la musique hassanie des régions du sud.
Chaque groupe est lui-même constitué de sous-groupes. Ainsi la musique arabe au Maroc est-elle constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Égypte, Liban, Syrie, etc.), la musique arabe du terroir (populaire) propre à chaque région du Maroc, généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique « classique » arabo-andalouse, elle-même composée de sous-groupes de Fès, Rabat, Tétouan, Oujda (gharnati) etc. et la musique Allaoui Raï de la région d'Oujda.
La musique amazigh (berbère) est, elle aussi, divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhite, tarifite, etc. Cette musique est aussi divisée en « moderne » et « traditionnelle ».
La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le Sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.
Enfin il existe une nouvelle génération de jeunes, qui crée une musique qui synthétise l'esprit marocain aux influences venues du monde entier (blues, rock, metal, reggae, rap marocain, etc.). Un des évènements les plus importants de cette scène « underground », est le Boulevard des Jeunes Musiciens qui a lieu tous les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel.
Littérature [modifier]
Article détaillé : Littérature marocaine.
Religion [modifier]
Article détaillé : Religion au Maroc.
La religion la plus représentée est l'islam, qui regroupe 99,7 % des croyants. Le judaïsme et le christianisme (ce dernier reste principalement constitué par les européens vivant au Maroc) arrivent derrière avec respectivement 0,2 % et 0,1 %. Le Maroc est aussi le pays arabe ayant le plus d'israélites, on comptait environ 250 000 juifs, aujourd'hui environ 600 000 de juifs d'origine et de souche marocaine vivent en Israël.
Sports [modifier]
Hicham Arazi Article détaillé : Sport au Maroc.
Le Maroc s'illustre dans de nombreux sports au niveau continental et mondial et constitue la locomotive du développement du sport du continent africain et du monde arabe. À titre d'exemple, l'augmentation à cinq du nombre de pays africains à représenter l'Afrique au mondial du football grâce aux bonnes prestations que le Maroc a réalisées ces 3 dernières décennies dans le football et également dans d'autres compétitions internationales telles que l'athlétisme, le Jet Ski, le taekwondo, la boxe thaïe, etc. Voici quelques sportifs et équipes ayant marqué le sport marocain :
L'athlétisme :
Hicham El Guerrouj est double médaillé d'or des derniers jeux Olympiques de 2004 sur 1 500 m et 5 000 m et détenteur du record du monde du 1 500 m en 3'26"00.
Said Aouita a réussi à battre les records du monde du 1 500 m et du 5 000 m en 1985. Il détient encore le record olympique sur 5 000 m en 12'58"39.
Nawal El Moutawakel, la première femme arabe et africaine à se hisser à ce niveau de compétition et par la même occasion casser tous les tabous dans les pays émergents.
Khalid Skah, Nezha Bidouane, Hasna Benhassi et Jaouad Gharib se sont aussi illustrés dans des courses de fond ou de demi-fond.
Le football, le sport national par excellence :
La sélection nationale s'est qualifiée pour les coupes du monde de football de 1970, de 1986 et s'est qualifiée aux huitièmes de finales et devient le premier pays arabe et africain à atteindre ce stade de compétition, puis 1994 et enfin celle de 1998. Elle a gagné la Coupe d'Afrique des nations de football 1976 en tant que premier pays maghrébin et a fini finaliste de l'édition de 2004
L'équipe de football juniors a été classée 4e au dernier mondial organisé aux Pays-Bas
L'équipe olympique de football s'est qualifiée plus de six fois aux jeux olympiques
Le Raja de Casablanca qui a été le premier club arabe et africain à se qualifier à la coupe du monde des clubs, le Wydad de Casablanca, les FAR de Rabat et le KACM de Marrakech ont gagné à plusieurs reprises des compétitions continentales et régionales tels que la Ligue des Champions d'Afrique et arabes, la Coupe de la CAF (anciennement Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe), la Supercoupe d'Afrique, la Coupe afro-asiatique de football (abandonnée après la création du Coupe du monde des clubs)
Le tennis :
Younès El Aynaoui est quart de finaliste de l'Open d'Australie en 2000 et 2003 puis à l'US Open en 2002, 2003. Son meilleur classement est 14e, le 3 novembre 2003.
Hicham Arazi a été classé 9e meilleur joueur mondial le 7 janvier 2002 tandis que Karim Alami a été 28e le 15 mai 2000.
Les sports de combat :
Mustapha Lakhsem est un des plus grand champion du monde au kickboxing et full-contact et il est 8 fois champion du monde.
Célébrités d'origine marocaine [modifier]
Article détaillé : Liste de Marocains.
Liste exhaustive à compléter selon les informations que chacun détient.
Défis du Maroc du XXIe siècle [modifier]
Intégrité territoriale [modifier]
Les différends territoriaux entre le Maroc et deux de ses voisins, l'Algérie et l'Espagne, sont nombreux.
Le Maroc revendique et contrôle majoritairement le Sahara occidental, mais sa souveraineté sur ce territoire n'est pas reconnue internationalement. Il y est confronté à un mouvement indépendantiste sahraoui, le Front Polisario, soutenu par l'Algérie. Certains pays soutiennent la revendication du Maroc, d'autres celle du Polisario, la plupart ne prennent pas parti et souhaitent l'autodétermination des habitants du territoire.
Le Maroc réclame toutes les postions espagnoles ou Plazas de soberanía sur ses côtes nord : Ceuta, Melilla, îles Chafarinas, l'île Alborán, îlot Leila.
En plus de ces territoires, les frontières qui séparent le Maroc et l'Algérie sont sujets de litige.
Immigration clandestine [modifier]
Le chômage frappe beaucoup la jeunesse du pays. Chez les jeunes citadins marocains de 15 à 24 ans, le taux de chômage dépasse les 34 %. La moyenne nationale, elle, est de 11 %[21]. En raison de sa forte proximité de l'Europe, et de la présence au nord du Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, le Maroc est souvent sous les projecteurs de l'actualité internationale en raison de l'immigration clandestine avec des milliers de clandestins en transit ou en partance pour le prétendu eldorado européen.
En 2005, selon les autorités marocaines, le démantèlement de plus de 380 réseaux mafieux spécialisés dans l'immigration clandestine a permis l'arrestation de 28 580 candidats à cette immigration illégale (dont 7 440 marocains et 21 140 extra-nationaux, originaires pour la plupart de pays subsahariens)[22].
Médecins sans frontières, l'organisation non gouvernementale travaillant sur le terrain, dénonce, elle, le fait que les migrants en transit sur le territoire marocain soient malmenés ; ces migrants sont en effet arrêtés et jugés arbitrairement, sans avocat pour leur défense, sans interprète de la langue arabe, langue que souvent ils ne comprennent pas[22].
Terrorisme [modifier]
Le Maroc est confronté depuis plusieurs années au terrorisme, malgré une présence accrue des autorités sur le terrain de la lutte anti-terroriste : l'une des principales cellules islamistes est le Groupe islamique des combattants marocains (GICM). Les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 morts[23] et une centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux islamistes marocains ont été condamnés à mort[23] par le tribunal anti-terroriste de Salé pour « préparation d'actes terroristes au Maroc ». En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi Moumen et trois autres dans le quartier El Farah le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors de la deuxième explosion, un a succombé à ses blessures lors de son transfert à l'hôpital, l'autre a eu des blessures moins lourdes et a survécu[24].
Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s'est fait exploser devant le Centre américain de langue, alors qu'un autre s'est fait exploser quelques secondes après à une centaine de mètres de lui. Ces explosions n'ont fait aucun mort sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi dans la journée à arrêter le chef de la cellule terroriste ainsi que son adjoint, et a pu localiser leur laboratoire où ils fabriquent les explosifs[25].
Monuments et lieux remarquables [modifier]
Le mausolée de Mohammed V
La Kasbah des Oudaïa
La tour Hassan
Le centre-ville de Casablanca
Les tours Twin Center à Casablanca
La mosquée Hassan II
Bab Bou Jeloud à Fès
Palais royal à Tétouan
Bab Mansour el Aleuj
Jamaa El Fna
Bab Agnou à Marrakech
La Ménara
La mosquée Koutoubia
Vallée de l'Imlil
Rues d'Asilah
Rues de Chefchaouen
Paysage à proximité de Ouarzazate
Les cascades d'Ouzoud
Médina d'El Jadida
Codes [modifier]
Le Maroc a pour codes :
CN, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs ;
GM, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports ;
MA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 ;
MA, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;
MAR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;
MAR, selon la liste des codes pays du CIO ;
MAR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3 ;
MO, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2.
Voir aussi [modifier]
Notes, sources et références [modifier]
↑ « Le Royaume du Maroc, État musulman souverain, dont la langue officielle est l'arabe, constitue une partie du Grand Maghreb Arabe. » comme l'indique la Constitution
↑ People of Morocco d'après CIA World Factbook (2007)
↑ Résultats du dernier recensement au Maroc (2004)
↑ Comme l'indique l'article 2 de la Moudawana, présentée [pdf] sur ce lien
↑ Dounia N° 720 - Semaine du 14 au 20 mai 2007
↑ Said Ida Hassan, « Le Sahara Occidental hypothèque le retour du Maroc à l'OUA » sur Panapress, 1er juillet 2002
↑ Source : http://hdr.undp.org/hdr2006/pdfs/report/HDR06-complete.pdf, Pnud, 2006, pages 292-293
↑ Conformément à l'article 100 de la Constitution
↑ Les villes les plus grandes avec des statistiques de la population du Maroc sur World Gazetteer
↑ Les villes les plus grandes avec des statistiques de la population du Sahara occidental sur World Gazetteer
↑ Indicateurs économiques
↑ [pdf] Classement des pays en terme de PIB, par la banque mondiale datant du 1er juillet 2007
↑ Le Tourisme en chiffres sur le site du ministère du tourisme marocain
↑ (en) Genetic structure of north-west Africa revealed by STR analysis
↑ a b Le Maroc sur AXL, Jacques Leclerc, L'aménagement linguistique dans le monde. CIRAL (Centre international de recherche en aménagement linguistique).
↑ Diversité génétique des populations Berbères et peuplement du nord de l'Afrique
↑ Voir la carte des aires dialectales berbères du Maroc
↑ Au 20 septembre 2004, selon le Haut Commissariat au Plan
↑ Source : CIA World Factbook
↑ IndexMundi : source CIA World Factbook, 1er janvier 2005
↑ Chiffre approximatifs pour 2006, publié dans la Newsletter de Dounia - N° 720 - Semaine du 14 au 20 mai 2007
↑ a b Comme indiqué ici
↑ a b « Arrestation d'un Marocain soupçonné d'être impliqué dans les attentats de Casablanca et Madrid » dans Le Monde du 9 mars 2007, [lire en ligne]
↑ Le Monde avec l'Agence France-Presse, « Casablanca, de nouveau la cible de kamikazes » sur Le Monde.fr, 10 avril 2007
↑ Selon la chaîne télévisée marocaine 2M
Une grande partie de la matière première de ces articles proviennent du CIA World Factbook 2000 et du site internet 2002 U.S. Department of State.
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Articles connexes [modifier]
Histoire postale du Maroc
Afrique espagnole
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(en) Le Maroc dans le CIA World Factbook
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